THE EXCHANGE AU FUNAMBULE MONTMARTRE

28 mai, 2009

Par Martine Piazzon sur froggy’s delight

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THE  EXCHANGE

Théâtre Le Funambule-Montmartre   (Paris)   mai 2009 Comédie dramatique de Cynthia Mitchell, mise en scène de Audrey Krief-Dunelle, avec Françoise Guiol, Ombeline de la Teyssonnière et Alexandre Guégan.
La maladie d’amour est-elle curable ? Est-il possible de trouver un objet de substitution qui permettra, par un mécanisme proche de la projection analytique, le transfert sur un autre du désir, des affects, des sentiments éprouvés pour s’en guérir, pour lutter contre la souffrance et se laver de l’humiliation causée par la tromperie et le mensonge ? Et cet échange ne comporte-t-il pas un risque de répétition ou d’addiction encore plus névrotique ?
C’est ce qu’explore, au plus proche de l’intime, dans une réflexion sur l’acte amoureux et le couple, Cynthia Mitchell, jeune auteur dramatique américaine à l’écriture très cinétique, dont la plume, experte en dialogues ciselés au scalpel, s’est nourrie du meilleur de la littérature américaine contemporaine, de Tennessee Williams à Sam Sheppard en passant par ceux de la Beat generation et John Cassavettes, avec « The exchange » qui opère une plongée en apnée dans cette occurrence.
Face à une rivale trop blonde, trop lisse, trop gentille, incarnée avec sobriété par Ombeline de la Teysonnière, elle, borderline, toujours au bord de la rupture, à qui Françoise Guiol, comédienne bouleversante, alchimique symbiose entre Delphine Seyrig et Kim Basinger, apporte la subtilité dans la fragilité et la détresse tragique. Lui, personnage insaisissable, manipulateur-manipulé, superbement incarné par Alexandre Guégan au charme vénéneux et ambigu de Marlon Brando dans ses grands rôles.
Entre les deux, autour d’un pacte qui navigue entre dérive existentielle et domination érotique, la sarabande des corps, la quête de l’étreinte originelle et l’érotisme du désespoir que Audrey Krief-Dunelle orchestre de manière époustouflante.
Cette dernière a effectué un remarquable et vrai travail de mise en scène et de scénographie réussissant, de plus, quasiment l’impossible sur la petite scène du Théâtre Le Funambume-Montmartre en ménageant trois espaces scéniques cohérents qui vont se dilater avec le jeu fascinant des comédiens. Elle réussit parfaitement le parti pris de l’utilisation de ce qu’elle nomme « la grammaire cinématographique » pour imprimer au spectacle une scansion rythmique très précise qui agit de manière quasi subliminale sur l’imaginaire du spectateur.
Par ailleurs, elle a fait un choix judicieux et crédible pour la distribution des deux personnages principaux avec Françoise Guiol et Alexandre Guégan qui portent superbement ce huis clos à la fois déroutant et familier.
MM                            www.froggydelight.com

20 mai, 2009

Une des représentations

Classé dans : Non classé — theexchange @ 14:55

 

 

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11 mai, 2009

chronique de Guillaume Charlet sur France Inter

Classé dans : presse theatre — theexchange @ 9:43

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par Laure Adler

Une chronique de … Guillaume Charlet . 

The Exchange de Cynthia Mitchell

Mise en scène d’Audrey Krief-Dunelle

avec Françoise Guiol, Ombeline de la Teyssonnière et Alexandre Guégan  au Théâtre du Funambule Montmartre du 4 au 27 mai : du lundi au mercredi à 20H.

« The Exchange » suit la déchéance amoureuse de Lydia suite à l’abandon et la manipulation de son amant Franck.

Lydia manque de sommeil, elle est usée et porte son corps comme un fardeau, elle ressent un besoin incommensurable de se nettoyer, de se purifier en rendant la noblesse aux paroles et aux mots.Comme un rejet aux mensonges de son amant, Lydia, la femme meurtrie, a besoin de sincérité.La franchise est malheureusement perçue comme une agression ; une visite amicale de Lydia pour rencontrer et découvrir la femme de Franck est interprétée comme une action de destruction et de jalousie par cette dernière. Lydia est une femme lucide et fragile, dure et douce, animale et inoffensive. Sa complexité est admirablement interprétée par la comédienne Françoise Guiol qui refuse son état dépressif, sans le nier, par une agitation corporelle constante.

Le travail du metteur en scène Audrey Krief-Dunelle est d’une finesse exemplaire. Elle prend le temps de nous montrer la solitude de son personnage, le mal être de cette femme déphasée par le manque de sommeil et qui tente d’expulser de son corps par des gestes s’apparentant à la danse, l’image et le souvenir de son drame.

Comment oublier ?

La force du texte et de son adaptation résident dans le fait que le spectateur est délicatement happé par la mélancolie, le spleen de Lydia et n’entrevoit qu’une issue tragique. Mais Lydia est prête à tout pour s’en sortir et pour retrouver l’équilibre; prête à se donner corps et âme à un homme qu’elle ne connaît pas et qui la rebute par sa « gentillesse », marque de faiblesse à son encontre.

Elle signe un pacte d’appartenance, d’abandon pour ce Max en espérant qu’il arrivera avec le temps à la séduire et lui faire oublier Franck.

Que vient faire ce Max, personnage si prévenant, dans cette période de grand trouble où se trouve cette écorchée vive impitoyable ?

Comment fait-il pour résister aux humiliations des « je ne t’aime pas » continus et que cherche-t-il dans une relation qui semble vouée à l’échec tant son amour pour Franck est humiliant pour lui ?

Là encore, la partition d’Alexandre Guégan dans le rôle de Max mérite que l’on s’y arrête car il réussit le tour de force d’être sans cesse sur cette corde raide, à la limite de l’implosion et du mystère sur sa véritable identité et ses réelles motivations.

C’est une lutte charnelle, animale qui se met en place petit à petit entre ces deux protagonistes. Sans retenue, leurs étreintes repoussent l’heure des questions.

Peut-on remplacer un amour destructeur par un homme choisi au départ par dépit ? Quels éléments déclencheurs peuvent permettre un transfert d’affects d’un être à un autre ?

Derrière cette relation si particulière se cache la question intemporelle de l’alchimie si complexe et changeante du désir et de l’admiration pour l’autre.

La femme de Franck représente la douceur, la bonté personnifiée quand Lydia incarne la folie intouchable et démesurée de l’amour. Les deux femmes s’aiment et se haïssent car elles portent en elles des qualités dont l’autre est dépourvue. L’admiration est égale à la souffrance et la frustration de ne pouvoir entièrement combler Franck.

La conversation avec Lydia ébranle Claire la jeune femme de Franck.

Et dans ses yeux soudain se lit un doute : mon besoin effréné d’équilibre ne cache-il pas une existence vide de sens ?

 


 

9 mai, 2009

UN ECHANGE SANS PROCEDES

Classé dans : presse theatre — theexchange @ 16:38

Un « Echange »  sans  procédés

Il est toujours très difficile de ne pas systématiquement convoquer les noms de Cassavetes ou de Tennessee Williams dès lors que l’on assiste à une joute sentimentale agencée en un genre de huis clos aux résonances pourtant très urbaines et dont les excès accusent inévitablement  des échos para-psychanalytiques .
Et même si certes on y pense, l’une des nombreuses qualités de la pièce « The Exchange » de Cynthia Mitchell est qu’elle s’affranchit de ces écrasantes tutelles en trouvant sa propre singularité grâce essentiellement à un remarquable travail de mise en scène – due à Audrey Krief- Dunelle -  et d’interprétation  -  Françoise Guiol, Alexandre Guégan, Ombeline De La Teysonnière : tous trois formidables  -  basé sur  la suggestion, le pointillé, le non-dit.
En bref :  une   forme d’épure, de minimalisme qui sont très souvent le fondement même du jeune  théâtre d’auteur comme d’ailleurs du cinéma  et d’un certain rock indépendants, ces deux derniers auréolant, et là aussi implicitement mais incontestablement cette pièce .
Mais si on ne saurait qualifier péjorativement cet « Exchange » « d’auteuriste »,  c’est parce qu’il n’y a jamais trace ici de la moindre prétention ou de la référence, du modèle trop lourdement visibles, visés comme c’est  hélas très/trop souvent le cas .
Françoise Guiol sait qu’elle n’a ni l’âge ni  – sans jeu de mots -  la « bouteille » donc les fêlures, saillantes, d’une Gena Rowlands d’où le fait que quand elle « bascule » c’est  toujours juste au bord du… stade borderline, ce qui évite, écarte tout  pathos ! Et si face à elle Alexandre Guégan arbore une chemise blanche parfois froissée, on ne la confond jamais avec le maillot troué que Stanley Kowalski « mouillait » face à Blanche Du Bois !
Le clonage « fan de » et les ravages  – au premier rang desquels trône cette fameuse  « intériorisation » criarde de soi disant expressivité !! – que « l’Actor’s Studio » ont  très souvent fait dans le monde de la dramaturgie que ce soit au cinéma comme au théâtre ne sont   ici bien heureusement pas de mise !
Un tel bouquet d’effusions parfois forcément douloureuses, dramatiques mais auquel la musicalité du texte et la vivacité de la mise en scène insufflent de l’air en lieu et place de l’étouffement attendu, dont sont absents toute espèce d’hystérie, tout psychologisme surligné et où plane même de l’humour : denrée inconnue des purs et durs de l’art pour l’art qui  aiment à le bannir ou l’ignorer… est un cadeau pour l’œil et l’esprit trop rare pour que l’on ne mette pas « nous » l’accent dessus en soulignant son existence à défaut de laisser cette troupe   en faire de même dans son travail, troupe qui ne s’est sans nul doute pas auto-baptisée sans raison…  « Trompe le Monde » !

Sylvain Rosenthal, journaliste critique.

7 mai, 2009

EN LUMIERE…

Classé dans : Non classé — theexchange @ 21:57

imgp5545640x4801.jpgPhotos: Etienne Peslerbe.

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Photos: Domaine Sensible.

Contact:

http://domainesensible.com

Article

Classé dans : presse theatre — theexchange @ 21:49

The Exchange

Deux femmes, dans une librairie, Claire et Lydia. Elles ne se connaissent pas mais aiment le même homme, un écrivain français qui a choisi Claire sans pouvoir véritablement renoncer à son amour pour Lydia.
La première scène de « The Exchange », création de la pièce écrite par l’auteur américain Cynthia Mitchell, pourrait laisser croire que nous allons assister à l’explosion du triangle amoureux classique : un homme ne peut choisir entre deux femmes. Mais plutôt que de dérouler le fil de la rupture, la pièce construit sur les vestiges de cette relation fantôme une histoire d’amour mouvementée entre Lydia et Max Held, un acteur qui se prend un peu trop au jeu de la séduction.
On ne dira jamais assez que complexité et amour heureux font rarement bon ménage et que s’il y a une infinité de nuance dans un amour déçu, tous les amours heureux le sont de la même manière (relisez Tolstoï). La bonne idée de la pièce est d’opposer à ce cliché un peu énervant de l’amour éruptif un amour qui se construit avec une obstination créatrice (celle de Max). Jouons l’amour pour le ressentir enfin ou comment l’on s’aime chez les intellectuels.
Il y a un peu de Salinger dans la pièce : un spectre de Zooey sur l’épaule de l’acteur interprété par Alexandre Guégan, le souvenir de la nouvelle « Un jour rêvé pour le poisson banane » dans l’émouvante et absurde conversation téléphonique de Lydia avec sa mère, et le ton de la pièce, évidemment, brillant, souvent drôle parce que nonchalamment désespéré.
Difficile de ne pas mentionner la belle performance de l’actrice principale, Françoise Guiol, insupportable, adorable Lydia et la musique choisie avec soin – particularité Anglo-Saxonne si il en est – avec Liars, Skeeter Davis, Lavender Diamond et Count Five.


5 mai, 2009

PHOTOS

Classé dans : Non classé — theexchange @ 15:19

QUELQUES HEURES AVANT LA PREMIERE…p1020088.jpgp1020126.jpgp1020118.jpgfranoise.jpgalex.jpgetienne.jpg

Tatoo MARTY pour LYDIA

Classé dans : Tatouage spectacle THE EXCHANGE — theexchange @ 11:44

Extrait THE EXCHANGE par la Compagnie Trompe Le Monde.

Max: – Et dans ta gorge il y a comme un battement…

Lydia: – Comme un colibri? tatouage1a.jpg

 

Studio tatouage:

MARTY TATOO
16 av. Richerand – 75010 Paris

Métro : République, Goncourt

Tél : 06 60 81 44 99
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